La Kinésiologie : un chemin vers soi
- 16 mai
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Dernière mise à jour : 17 mai

Le kinésiologue utilise certes des "outils", mais il ne les utilise pas de la même manière pour chaque consultant. En effet, chaque séance se déroule selon les besoins du consultant qui vient en séance.
Prenons par exemple deux personnes venant en séance pour le même sujet, à savoir la confiance en soi. Ces deux personnes, bien qu' ayant la même demande initiale, ne vont pas recevoir les mêmes équilibrations. Car ce n'est pas le sujet de la séance qui détermine les outils à utiliser, autrement dit ce n'est pas le concept de confiance en soi qui amène à utiliser tel ou tel outil ; c'est tout ce que la personne est qui va conduire le kinésiologue à utiliser un outil en particulier qui permettra au consultant d'aller lui-même vers plus de confiance en soi.
"Tout ce que la personne est" renvoie à ce qu'elle a vécu qui fait ce qu'elle est maintenant, à sa personnalité, sa façon de vivre, sa façon de penser, sa façon de se nourrir (que ce soit alimentaire ou sur d'autres plans), ce qu'elle recherche dans sa vie, ce à quoi elle aspire, là où elle en est sur son chemin de vie...
Tous ces éléments constitutifs de la personne ne sont pas recherchés intellectuellement par le kinésiologue. Ils sont automatiquement pris en compte par le corps, celui-ci constituant la mémoire, la base de données. Ainsi, une séance de kinésiologie est tout à fait personnelle.
Il ne s'agit pas pour le kinésiologue de montrer au consultant un chemin qu'il a lui-même emprunté et qui l'aurait mené sur la voie de la confiance en soi.
C'est souvent le cas dans les livres de développement personnel : chacun y va de sa propre expérience et décrit ce qui a fonctionné pour lui-même. Mais dans ce cas, "comment le développement personnel ne peut-il pas devenir impersonnel en s'adressant à chaque lecteur comme à tout autre ? C'est l'un des grands paradoxes de ce type d'ouvrages prétendant parler du "moi" le plus intime à des milliers de lecteurs" (Julia de Funès, "Développement (im)personnel").
Les ouvrages de développement personnel donnent des exemples, des références, des méthodes, mais ils n'en restent pas moins quelque chose d'extérieur à la personne qui les lit. Selon Julia de Funès, intérioriser les concepts d'autrui revient à retomber dans une forme de conformisme. C'est appliquer une pensée extérieure à soi-même, ce qui revient, pour la philosophe, à s'éloigner de soi, ce qui est l'opposé même du développement personnel. C'est rester dans une intelligence rationnelle sans pouvoir laisser place à l'intuition profonde : "Quelle part ces auteurs font-ils à l'inconscient et plus généralement à tout ce qui empêche la conscience d'avoir accès à la vérité des affects ?" (Julia de Funès, "Développement (im)personnel").
Accorder la pensée d'un autre, avec laquelle nous sommes rationnellement d'accord, avec sa propre façon de penser et sa façon de vivre demande un niveau de connexion à soi en profondeur. C'est se nourrir d'une pensée venue de l'extérieur sans écraser ce que l'on est. Pour cela, un équilibre intérieur / extérieur est nécessaire. Or, "notre éducation, nos proches, nos amis, les lois, toutes ces influences mises ensemble contribuent à la création d'une croûte épaisse qui nous masque notre "moi" fondamental ou "moi" profond" (Julia de Funès, "Développement (im)personnel").
Là où de nombreuses méthodes de développement personnel nous amènent à développer notre côté extérieur, la kinésiologie nous emmène systématiquement à la rencontre de notre intérieur. Chaque séance est un pas sur le chemin vers soi.



